100 Dessins de Rubens à Delacroix au Domaine de Sceaux

 

J'ai inauguré officiellement ce mardi 8 avril avec beaucoup de plaisir la belle exposition (21 mars-29 juin) de 100 dessins du Musée des Beaux-Arts d'Angers au Château et au Petit Château du Domaine départemental de Sceaux, qui donnent un bel aperçu de l’évolution des styles entre les XVIe et XIXe siècles ainsi que des différentes techniques graphiques utilisées par des artistes français de renom, tels que Fragonard, Vernet, Vouet, Le Sueur, Poussin, Greuze, Gérard, Ingres, Lagneau, Devéria, Boudin, Blanchet… Et, pour les écoles étrangères : Parmesan, Rubens, Rembrandt, Van Dyck, Guerchin, Friedrich, Maratta, Romano, Solimena…

Le plaisir de la rencontre de la beauté, la joie de l'approfondissement de la connaissance, nous rassemblent et nous font grandir. J'espère que beaucoup iront se promener avec attention et bonheur parmi ces dessins qui, tous et chacun, nous transmettent une compréhension du monde. 

(Infos pratiques : Tous les jours, sauf le mardi et le 1er mai, de 10h à 13h et de 14h à 18h, en continu le week-end et jusqu’à 18h30 le dimanche. Tarif : 4 € - Tarif réduit : 2,50€.) 

Quelques mots sur les dessins : Longtemps considéré comme une technique préparatoire à l’œuvre, (croquis, esquisse, « modello », « carton », dernière étape précédant l’exécution définitive), le dessin peut avoir d’autres finalités comme outil de connaissance et de maîtrise du réel : dessin d’observation, dessin sur le vif, dessin de mémoire.

Au XVIIe et au XVIIIe siècles, le dessin devient un moyen de recherche et de liberté grâce à de nouvelles techniques : graphite, sanguine, lavis d’encre, pastel... permettant des accents différents. Le dessin sur le vif sera aussi pour l’artiste un moyen à la fois de s’émanciper des règles de l’Académie et de s’ouvrir au monde. Mais ce ne sera qu’à la fin du XIXe siècle que le dessin sera vraiment reconnu comme un art autonome.

Quels que soient les types de dessins considérés trois éléments techniques peuvent être pris en compte : les matériaux, les outils d’exécution et les supports. On distingue les matériaux solides (fusain, pierre noire, sanguine, craies, pastel, mine de plomb, crayon Conté, crayons gras, crayons de couleur, etc.) des matériaux liquides (encres, lavis, aquarelle, gouache, détrempe, etc.). Les outils sont la plume, le pinceau, la pointe de métal, l’estompe et la gomme. Les supports sont principalement le papier, en usage en Chine dès le IIe siècle avant J.-C., arrivé en Europe vers la fin du XIIIe siècle, et les cartons qui en dérivent, auxquels il faut ajouter les parchemins (peaux de chèvre ou de mouton) et les vélins (peaux de veau), utilisés depuis l’Antiquité.

Pour en savoir plus :

Cours d’histoire de l’art au Petit Château, Les grandes écoles européennes de dessin, du XVe au XIXe siècle

Les mercredis à 18h, au Petit Château, par Dominique Brême, directeur du Domaine départemental de Sceaux

14 mai : L’École française, de Fouquet à Fragonard
21 mai : L’École française, de David à Monet
4 juin : La Renaissance italienne
11 juin : L’Âge baroque en Italie
18 juin : Les Écoles du nord : Flandres et Pays-Bas
25 juin : Les Écoles anglaise, allemande et espagnole

(Tarif : 30 € - Tarif réduit : 20 €, à l’unité : Tarif : 6 € - Tarif réduit : 4 €)

 

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