Cérémonie en souvenir de la déportation, 29 avril 2017 "Il faut sans cesse se battre pour la liberté, qui reste fragile"

Monsieur le Préfet,

Mesdames et Messieurs les élus,

Mesdames et Messieurs,

Devant ce monument dédié aux martyrs de la Déportation et de la Résistance, et devant cette flamme de la Nation, nous nous rappelons qu’il y a plus de 70 ans, l’année 1945 amenait en France et en Europe une grande vague de liberté, en même temps qu’un vaste sentiment d’horreur.

Liberté retrouvée pour ceux qui quittaient, vivants, les camps de concentration et d’extermination. Et liberté pour l’ensemble du peuple français, avec la capitulation de l’Allemagne.

Vision d’horreur et d’effroi pour tous les citoyens qui découvraient, avec la libération des camps, le génocide, la barbarie programmée, organisée à grande échelle par le pouvoir nazi, l’action de l’homme dans ce qu’il a de plus terrifiant.

Notre département - comme tant d’autres - porte la marque de ces années parmi les plus sombres que la France ait connues.

Notre devoir, en tant que citoyens, en tant qu’élus, c’est de continuer inlassablement à rendre hommage à tous ceux qui ont vécu ces années de terreur, le plus souvent au prix de leur vie.

Parce qu’il est inconcevable que leurs souffrances et leurs sacrifices, tombent dans l’oubli.

En cela les associations de déportés et d’anciens combattants jouent un rôle essentiel pour perpétuer cette mémoire, et je tiens à les en remercier.

Notre devoir, c’est aussi de parler aux jeunes générations. Pour expliquer. Pour témoigner. Pour donner un sens à leur histoire.

Et je salue nos jeunes Alto-Séquanais, qui sont venus de Rueil, d’Antony, de Gennevilliers, de Courbevoie, pour participer à cette cérémonie du souvenir.

C’est vous qui, demain, assurerez la relève pour être des citoyens actifs.

Cette « citoyenneté » dont on ne cesse de vous parler, n’est pas une notion abstraite !

C’est agir pour un certain nombre de valeurs (en particulier le respect, la tolérance, la justice) ;

C’est être responsable, pour soi-même et pour les autres ;

C’est avoir le sens du devoir, le sens de l’engagement et de l’intérêt général ;

C’est connaître l’histoire de votre pays. C’est savoir que les générations précédentes se sont battues pour le défendre ;

C’est aussi penser par vous-même, avoir vos propres opinions, pour connaître le goût de la liberté.

Cette liberté est la première de nos valeurs en France : le premier mot de notre devise républicaine, et le premier principe inscrit dans la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen.

Il faut se battre sans cesse pour cette liberté, qui reste fragile encore aujourd’hui.

Il faut monter la garde.

Car l’horreur réussit toujours à se loger quelque part, et pas uniquement dans des pays lointains… L’actualité récente, les attentats en France, en Europe, nous l’ont encore démontré.

Cela exige une vigilance constante de notre part, pour ne pas rester passifs devant la violence, l’ignorance ou l’obscurantisme.

C’est aussi cela, notre devoir de mémoire.

Je vous remercie. 

Télécharger le discours intégral

 

 

Ajouter un commentaire