C'est notre vie quotidienne qui est en jeu, Issy-les-Moulineux, 9 décembre 2015

Dimanche dernier, au terme d’une campagne de terrain particulièrement active, ta liste, Valérie a réalisé son meilleur score dans le département, atteignant 39,6 %.

Les Hauts-de-Seine ont une fois de plus déjoué les pronostics nationaux : le PS ne fait que 24 % et le Front National reste contenu, avec un score de 12,3 % (soit 18 points de moins que le pourcentage national).

Ces résultats ne relèvent ni du hasard, ni du miracle. Ils démontrent une chose : quand l’action publique est jugée utile, crédible, efficace, le Front National s’évapore.

Quand on est sur le terrain, quand on agit pour améliorer la vie des habitants, la différence se fait d’emblée dans la tête des électeurs. La preuve, il n’y a plus aucune ville socialiste dans les Hauts-de-Seine !

Dans ce territoire qui n’est, contrairement à ce que j’entends encore, ni le plus riche de France, ni le refuge des privilégiés, les élus ont favorisé l’investissement et l’attractivité. La ville d’Issy-les-Moulineaux, cher André, en est un bel exemple. Ici, comme ailleurs, les élus locaux ont adopté une gestion saine des deniers publics. Etre avare de l’argent que les Français nous confient, c’est la moindre des choses !

Cette politique de bon sens, que Valérie propose dans son programme, les élus PS ne l’ont jamais mise en œuvre : au contraire, ils favorisent l’évaporation constante de l’argent public et, par le système immoral de  péréquation, parviennent même à faire financer leurs échecs.

C’est exactement ce qu’a fait Monsieur Bartolone lors qu’il était à la tête du département voisin de la Seine-Saint-Denis. On a vu ce dont il était capable.

Que la région Ile-de-France, poumon économique hexagonal, puisse être gérée comme a été gérée la Seine-Saint-Denis, serait une vraie catastrophe pour les Franciliens. On ne veut pas ça pour l’Ile-de-France !

Lundi matin, la France s’est levée avec la gueule de bois, surprise de ce point de rupture dans les urnes, auquel il fallait bien s’attendre un jour.

Il y a aujourd’hui un vide qui n’a pas été comblé. Les gouvernements qui se sont succédé (à gauche comme à droite) portent leur part de responsabilité bien sûr.

La France est perçue comme un pays bloqué, en mauvaise santé économique, verrouillé par une élite qui serait plus soucieuse de sa propre survie que de l’intérêt général.

Un pays victime de ses carcans, d’une administration lourde, uniforme et hautaine, du « tout Etat » qui contrôle l’ensemble des secteurs de la vie sociale.

Un pays qui fait flamber la dépense publique, l’endettement et les impôts jusqu’à l’absurde, avec bien sûr le chômage et le déclin pour seul horizon.

Le disque est rayé, il est vraiment urgent de changer de modèle.

Il est temps de rendre les libertés confisquées aux Français. D’encourager l’autonomie de la société civile, de décentraliser largement et d’encourager la responsabilité des citoyens.

Nous avons voulu transformer les ghettos sociaux avec la loi ANRU, mais nous les avons reconstitués avec la loi DALO et le maintien de la loi SRU de M. Gayssot.

Nous avons encouragé la densification urbaine et retiré l’aménagement du territoire à ceux qui y vivent.

La France ne retrouve pas le chemin de la croissance. Elle n’a pas engagé les réformes nécessaires comme l’ont fait l’Allemagne, le Royaume-Uni, et même l’Espagne et l’Italie, qui ont réussi à juguler la crise.

Ce constat doit nous inciter à changer profondément.

A remettre en question notre suffisance à nous la droite, lorsque nous refusons de faire le bilan de nos erreurs.

Depuis 30 ans, le Front National est la petite bête qui monte et qui se nourrit de nos carences, instrumentalisé par la Gauche pour détruire la droite, laquelle en devient la première victime.

Le vote FN est un cri d’alarme de nos concitoyens. Aujourd’hui, ils nous disent qu’ils attendent autre chose de nous.

Ce qu’ils attendent, c’est la politique comme tu la fais Valérie.

Il ne s’agit pas d’un combat lointain et abstrait : c’est de notre vie quotidienne dont il est question, avec toi Valérie.

Un seul exemple. Tous les jours, 1,2 millions de voyageurs vivent la galère sur le RER A. Demain, une fois de plus, on nous annonce une grève. N’entendons-nous pas la révolte des voyageurs empêchés de se rendre au travail ou qui déploient des trésors d’énergie et de créativité pour rentrer chez eux ? Le RER A, tous les transports sont gérés depuis 17 ans par la gauche, comme le reste : c’est l’incapacité et la gabegie sur le dos des Franciliens.

Alors, utilisons les quelques jours, les quelques heures qui nous restent pour mobiliser autour de nous. Car dimanche, chaque voix comptera pour mener Valérie à la victoire !

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