Coopération internationale : la lutte contre la faim, première des priorités !

armenie_RLe 6 décembre 2010, pour la 3ème année consécutive, nous organisions au Conseil général « Initiatives Jeunes Solidaire ». Ce  dispositif s’adresse aux jeunes  de 18 à 30 ans habitant, étudiant ou travaillant dans le département, qui souhaitent réaliser un projet de solidarité internationale de moins d’un an à l’étranger, prioritairement en Arménie, au Mali, en Haïti et au Cambodge.

En 2010, 151 jeunes alto-séquanais, porteurs de 28 projets, ont ainsi bénéficié d’un accompagnement méthodologique et financier de 300 000 euros de la part du Conseil général.

« Initiatives Jeunes Solidaires » ou « Volontariat de Solidarité Internationale » s’inscrivent dans la nouvelle politique de coopération internationale du Conseil général.

Cette solidarité portée au-delà de notre département et de nos frontières est une vieille tradition dans les Hauts-de-Seine. J’ai souhaité en 2008 lui donner une nouvelle orientation pour que notre politique de coopération soit plus ciblée, plus cohérente et lisible.

Avec Jean-Paul Dova, conseiller général d’Antony, vice-président en charge de la coopération internationale, nous avons recentré nos efforts sur la lutte contre la faim, en ciblant quatre pays choisis parmi les moins avancés et les plus touchés par la malnutrition : Haïti, le Mali, l’Arménie et le Cambodge.

{jcomments on}Pour être plus efficace sur le terrain, nous avons choisi de travailler dans chaque pays avec des associations expérimentées et reconnues. Concrètement, 2 milllions d’euros par an sont consacrés à cette politique, pour favoriser l’autonomie alimentaire des populations locales par le développement de l’agriculture et la maîtrise progressive des différentes étapes d’une filière agricole.

Une action concrète et durable, dont l’effet de levier est parfois considérable et très rapide. C’est ce que j’ai pu constater lors de ma visite en Arménie en mai dernier, pour l’inauguration du canal d’irrigation réalisé grâce au Conseil général et au Fonds arménien de France, dans le cadre de la première phase du programme de développement agropastoral de la région du Tavoush. Accueilli chaleureusement et dans la pure tradition arménienne par les autorités locales, j’ai pu apprécier la portée de l’action du Conseil général qui permet à cette population, qui ne mange pas à sa faim aujourd’hui, de développer le potentiel agricole de sa région.

Et lorsque j’ai “coupé le ruban” et trinqué à l’amitié franco-arménienne, entouré des paysans émus aux larmes, je n’ai pu retenir les miennes... C’est dans des moments comme celui-là que l’action politique trouve tout son sens.

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