Découpage cantonal des Hauts-de-Seine : "charcutage" sur mesure en faveur du PS !

La révision de la carte des cantons est une conséquence du nouveau mode de scrutin des conseillers départementaux institué par la loi du 17 mai 2013. Celle-ci prévoit l'élection d'un binôme paritaire – un homme, une femme – par canton. La volonté de maintenir le nombre d'élus au sein de l'Assemblée départementale imposait une réduction de moitié du nombre de cantons dans chaque département. De ce fait, la carte cantonale avait vocation à être redessinée.

Le projet de découpage des cantons des Hauts-de-Seine vient de nous être signifié aujourd'hui par le Préfet. Il a été réalisé par le Ministère de l'Intérieur, par la Gauche pour la Gauche, avec l'objectif de consolider son ancrage. Il s'agit d'une véritable confiscation politique des territoires au profit du seul parti socialiste, sans aucune concertation, sans aucun respect des bassins de vie et des réalités des territoires. Télécharger la carte des nouveaux cantons

Il ne respecte pas l’intégrité des communes, avec la ville de Courbevoie amputée au sud (Puteaux) et complétée artificiellement au Nord (Asnières), avec en plus pour résultat deux cantons (Courbevoie 1 et 2) très déséquilibrés démographiquement.

Il ne prend pas en compte les intercommunalités existantes, le sud du département étant particulièrement touché :

Vanves est séparé de sa communauté d'agglomération (Grand Paris Seine Ouest) et artificiellement rattaché à Clamart par une minuscule frontière, ces deux villes n'ayant rien en commun. Montrouge et Chatillon sont divisés. Toutes les villes appartenant à la Communauté d'agglomération Sud de Seine sont fusionnées avec des villes faisant partie d'autres intercommunalités : Fontenay-aux-Roses avec Chatillon, Malakoff avec Montrouge, Bagneux avec Bourg-la-Reine,  Clamart avec Vanves ! Cette intercommunalité faite de 4 villes de gauche ne devait pas avoir de grand désir de continuer à vivre ensemble !

Il ne respecte pas les circonscriptions législatives à l’exception de la 5ème circonscription (Clichy-Levallois) et de la 4ème circonscription (Nanterre-Suresnes).

Il ne se soucie pas des frontières naturelles, avec le franchissement du fleuve entre Boulogne-Billancourt et Sèvres.

Ce projet de découpage provoque des écarts démographiques élevés par rapport à la moyenne de 68 369 habitants par canton (le plancher est fixé à 54 695 habitants et le plafond à 82 043 habitants). Ainsi, 7 cantons se situent entre 15 et 20% d’écart par rapport à la moyenne départementale, le projet de canton Châtillon atteignant -18,14%. (Télécharger la population par canton)

Ce projet de découpage, épargnant les Conseillers généraux du Parti Socialiste, met particulièrement en confrontation sur les mêmes cantons les Conseillers généraux de droite :

- Sceaux, Châtenay-Malabry et Le Plessis-Robinson,  

- Meudon et Chaville, 

- Sèvres et Boulogne,

- Saint-Cloud, Garches, Ville d'Avray, 

- Bois-Colombes et La Garenne-Colombes. 

Je réunirai les élus du Conseil général pour une séance publique extraordinaire début janvier à l’Hôtel du Département à Nanterre au cours de laquelle Yann Jounot, Préfet des Hauts-de-Seine, présentera le contenu de ce projet. A l’issue de cette séance, le Conseil général rendra son avis. 

 

 

Commentaires

M. Devedjian, il est étrange que vous ne mentionniez pas Bourg la Reine, qui est à l'heure actuelle votre canton d'élection avec Antony nord.
Alors même que ce canton va être fusionné avec Bagneux.

Cher Monsieur, j’ai bien parlé de Bourg-la-Reine fusionné avec Bagneux ! comme d’autres cantons. Mais mon article concernait l’ensemble du découpage départemental.
Je ne vais pas parler de mon cas particulier alors que c’est l’ensemble de ce découpage qui est choquant. Bien à vous

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