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Découpage des cantons : le Conseil général des Hauts-de-Seine vote contre

Aujourd'hui, mercredi 8 janvier 2014, en séance publique et en présence de Yann Jounot, Préfet des Hauts-de-Seine, le Conseil général a émis un avis défavorable au projet de décret délimitant les nouveaux cantons des Hauts-de-Seine (loi du 17 mai 2013). Les 29 élus de la majorité départementale (UMP, UDI, divers droite, sans étiquette) et les 8 élus communistes ont voté contre, le conseiller général EELV s'abstenant, et les seuls conseillers généraux socialistes (7) votant pour.

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Les incohérences et les anomalies de ce projet suscite de multiples interrogations et remarques.

Factuellement, le projet présente des erreurs sur les populations des cantons de Châtenay-Malabry et de Boulogne-Billancourt.

Ce projet de découpage organise systématiquement la confrontation sur les mêmes cantons des Conseillers généraux appartenant à la majorité départementale de droite (UMP, UDI, action locale).

Il ne respecte pas l’intégrité des communes, notamment avec la ville de Courbevoie amputée au sud (Puteaux) et complétée artificiellement au nord (Asnières), avec en plus pour résultat deux cantons (Courbevoie 1 et 2) très déséquilibrés démographiquement ;

Il ne prend pas en compte les intercommunalités existantes, le sud du département étant particulièrement touché : GPSO (Vanves), CC de Châtillon-Montrouge, CA Sud de Seine (toutes les villes) et CA des Hauts-de-Bièvre (Bourg-la-Reine) ;

Il ne respecte pas les circonscriptions législatives à l’exception de la 5e circonscription (Clichy-Levallois) et de la 4e circonscription (Nanterre-Suresnes) ;

Il ne se soucie pas des frontières naturelles, avec le franchissement du fleuve entre Boulogne-Billancourt et Sèvres. Il unit Clamart et Vanves qui n'ont pas 100 m de frontière commune et qui appartienent à deux bassins de vie très différents (1ère et 2ème couronne).

Il provoque des écarts démographiques élevés par rapport à la moyenne de 68 369 habitants par canton (le plancher est fixé à 54 695 habitants et le plafond à 82 043 habitants). Ainsi, 7 cantons (sur 23) se situent entre 15 et 20 % d’écart par rapport à la moyenne départementale, le projet de canton Châtillon atteignant -18,14 %.

La modification de la carte des cantons dans le département des Hauts-de-Seine, dont l’ampleur est inégalée depuis la création des cantons en 1967, ne s’est pas faite dans toute la cohérence, la transparence et la concertation. Pour des raisons géographiques, démographiques et politiques, ce projet de découpage des cantons est fortement contestable. 

Le Conseil général des Hauts-de-Seine demande donc qu’un nouveau projet soit élaboré par le Ministère de l’Intérieur.

Documents complémentaires : (format PDF) :

 

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