Discour après l'élection à la présidence de Paris Métropole : "le Paris de la cohésion"

 

« Nous devons maintenir notre cohésion. Ce sera mon devoir.

Je mesure la responsabilité à cette période charnière. Paris Métropole et la Mission de préfiguration ont le devoir de conduire cette mutation dans cette période difficile. Il va falloir subir le même laminoir. Daniel Guiraud l’a fait avec beaucoup de courage, d’intelligence, d’honnêteté intellectuelle.

Il y a un intérêt général dans l’intérêt politique que nous avons choisi. Il y a un projet métropolitain de longue haleine et on mettra du temps à trouver un équilibre. Daniel Guiraud a renoncé à son propre point de vue en comprenant qu’il n’était pas majoritaire, il a su rassembler. C’est parce que c’est très difficile, qu’il en coûte et oblige à prendre sur soi. J’espère ne pas faire plus mal que [lui]. [Il] a rempli sa feuille de route. Et c’est forcément une ascèse personnelle pour y arriver.

A l’UMP, on a fait ce travail grâce à Jacques JP Martin qui nous a fait comprendre la nécessité d’aller vers cette candidature unique. Patrick Ollier a eu l’élégance du renoncement. Dans la situation où nous sommes, cela a une signification politique. Au-delà de nos différences, nous montrons que nos territoires sont en danger et qu’il ne faut pas rater le tournant.

Nous sentons bien que nous devons nous rassembler si on veut que la décentralisation de Gaston Defferre qui a transformé nos banlieues et donné cette liberté d’administration de nos territoires, puisse se prolonger. Les risques sont grands, et le reste de la France ne le voit pas ainsi. Faire passer ces messages n’est pas simple. Il faut faire attention à ne pas créer de nouveaux clivages avec la grande couronne. Ce n’est pas gagné. Nous devons faire comprendre à l’Etat qu’il doit faire confiance aux élus. La question fiscale est majeure, et nous avons un calendrier-défi : le 1er janvier 2016. »

Ajouter un commentaire