France Culture, "Avoir raison avec Raymond Aron", 18-22 juillet 2016

 France Culture vient de diffuser une excellente série d'émissions qui nous permet de réfléchir à nouveau avec Raymond Aron : à réécouter  pour notre plus grand profit :  http://www.franceculture.fr/emissions/avoir-raison-avec-raymond-aron

L’héritage intellectuel d’Aron. Qu’en dirait Aron ?

Aron, historien. « Pourquoi tant d’historiens inclinent-ils à tenir le passé pour fatal et l’avenir pour indéterminé ? »

Aron, les relations internationales, la stratégie et la guerre : la guerre froide et la dissuation : "guerre impossible, paix improbable". 

Aron, penseur de la démocratie et du totalitarisme : la position d'Aron au sein du libéralisme français

Aron, spectateur engagé de la politique intérieure : une biographie intellectuelle, Aron et le judaïsme, Sartre et Aron.

Présentation de la série par France-Culture :

La méthode, l'état d'esprit, l'appareil conceptuel de Raymond Aron peuvent être mobilisés pour penser notre réalité contemporaine.

J'aime mieux avoir tort avec Sartre que raison avec Raymond Aron. On ne sait plus avec certitude qui a lancé cette boutade, mais elle résume bien l'état d'esprit majoritaire de notre intelligentsia, durant une bonne partie de la Guerre froide - et jusqu'aux lendemains des événements de Mai 68. La rigueur des analyses de ce philosophe de formation ; l'étendue de ses compétences, qui allaient de la sociologie à l'économie en passant par la géostratégie ont contribué, paradoxalement, à isoler Raymond Aron de la scène intellectuelle française. Aux emballements des idéologies, il avait le tort d'opposer le poids des faits. Son impressionnante production éditoriale, si elle était consacrée à analyser l'actualité, reposait pourtant sur une véritable épistémologie des sciences historiques. Et lorsque se produisit « l'effet Soljenitsyne » au milieu des années 70, Raymond Aron fut soudain consacré comme celui qui avait eu raison d'avoir raison...

Certes, il n'y a pas « d'aronisme », comme il y eut un existentialisme. Mais si Aron a renoncé à construire un système global d'interprétation, il y a une méthode, un état d'esprit, un appareil conceptuel aroniens. Désignant le lieu d'un libéralisme renouvelé en profondeur, ils peuvent être mobilisés pour penser notre réalité contemporaine. C'est ce à quoi s'attache cette série d'émissions.

Brice Couturier, producteur à France Culture, a fait ses premiers pas dans cette radio en 1985. A cette époque, il travaillait également au magazine Globe, dont il a assumé brièvement la rédaction en chef, avant de prendre celle du magazine Lui. Mid-career fellow de l'Université d'Oxford en 1992-93, il a entrepris à cette époque un travail de recherche universitaire qui l'a mené à Varsovie. Par la suite, il a été chef du service « idées » de L'Evènement du Jeudi et rédacteur en chef adjoint du Monde des Débats, avant de retourner à France Culture en janvier 2002, où il a animé une émission hebdomadaire consacrée à l'Europe, Cause Commune, puis une émission de débats avec Julie Clarini, Du grain à moudre (de 2006 à 2011). Depuis 2011, il intervient dans le cadre des Matins de France Culture (Les idées claires).

 

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