Grand Paris : Valls rassure les élus sur la métropole

 

Le Parisien Hauts-de-Seine, 13 juin 2014

Ils ont obtenu satisfaction ! Les dix élus de droite et de gauche, représentants de l’association d’élus Paris Métropole, sont sortis ravis de leur rencontre avec Manuel Valls, hier matin à Matignon. Et pour cause : le Premier ministre a accédé à leurs demande concernant la métropole du Grand Paris, cette intercommunalité géante de 6,7 millions d’habitants qui doit regrouper au 1er janvier 2016 Paris et les 123 communes de la petite couronne.

« Il s’est engagé à réviser l’article 12 de la loi de janvier 2014 pour donner une existence juridique aux territoire et il a même déclaré, je l’ai noté : « la métropole ne doit pas handicaper les politiques de proximité », se réjouissait hier midi le président UMP du conseil général des Hauts-de-Seine, Patrick Devedjian.

Un amendement à la loi de décentralisation Lebranchu pourrait être proposé à l’automne. Concrètement cela signifie que les territoires qui doivent se substituer aux actuelles intercommunalités de petite couronne, auront bien une existence juridique et pourront obtenir une certaine autonomie, par exemple dans la gestion des équipements publics : crèches conservatoires…

L’idée c’est d’aller vers un système plus simple », résume Daniel Guiraud, maire (PS) des Lilas (Seine-Saint-Denis) et président de Paris Métropole, qui attend dans les prochains jours un courrier de confirmation de Manuel Valls.

Cet accord lève surtout le dernier obstacle à la participation des élus de Paris Métropole à la mission de préfiguration qui va œuvrer dès cet été à la construction de la métropole du Grand Paris. « C’est bien parti », s’est félicitée hier la maire (PS) de Paris, Anne Hidalgo.

La question épineuse du levier fiscal des futurs territoires reste néanmoins en suspens. « Ce sera un sujet de débat dans le cadre de la préfiguration, reconnait Daniel Guiraud. Personnellement, je pense qu’on peut fonctionner sans lever l’impôt Mais des élus comme Philippe Laurent (maire UDI de Sceaux) ou Patrick Braouezec (président Front de Gauche de l’agglomération Plaine Commune de Seine-Saint-Denis) ont un autre point de vue. »

Frédéric Choulet et Julien Duffé

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