Invité du Forum Radio J, dimanche 9 février 2014

Municipales : un nombre important de villes pourrait basculer à droite "par rejet" du gouvernement (Devedjian)

PARIS,  9 février 2014 (AFP) - L'UMP Patrick Devedjian, député et président du conseil général des Hauts-de-Seine, a estimé dimanche qu'un nombre "important" de villes pourrait basculer à droite aux municipales "non pas à cause des qualités fabuleuses de l'UMP mais par rejet de la politique gouvernementale".
"L'électorat de droite est très insatisfait de ses partis politiques mais il est encore plus insatisfait du gouvernement, beaucoup plus remonté contre", a déclaré M. Devedjian sur Radio J, considérant "toutes les conditions réunies pour qu'il y ait une abstention différenciée lors de ces élections, que l'électorat de gauche se mobilise moins que l'électorat de droite très mécontent de la politique gouvernementale".
A l'appui de son analyse, l'élu des Hauts-de-Seine a donné trois arguments: "Aux dernières élections municipales, la gauche a fait un vrai succès, elle a fait le plein (...) donc il y a un reflux naturel", "les élections intermédiaires locales sont les élections habituelles de réaction contre la politique gouvernementale et le pouvoir central", "la politique socialiste ne convainc pas".
Interrogé sur les difficultés de la candidate de l'UMP à Paris, Nathalie Kociuscko-Morizet, il a répondu qu'une victoire de la droite dans la capitale constituait "un défi difficile" car "il faut qu'elle fasse 53%" mais aussi car "la structure en arrondissements développe un système un peu clanique (...) en même temps, les électeurs en ont assez des dissidences". 
Et M. Devedjian d'affirmer encore que "la mayonnaise n'est pas encore constituée, le corps électoral dans son ensemble n'a pas encor bien pris conscience de l'élection det de ses enjeux." 
A Marseille, "la droite va gagner aussi parce que la gauche est démobilisée et parce qu'il y a une sanction nationale dans les grandes métropoles", selon lui.
Quant à Levallois-Perret, le président du conseil général des Hauts-de-Seine s'est borné à souhaiter "que la ville reste à droite", se refusant à dire s'il souhaitait la victoire du dissident face au sortant UMP Patrick Balkany et assurant ne tirer "jamais contre son camp".
Le parquet de Nanterre a ouvert mi-janvier une information judiciaire contre le maire, soupçonné d'avoir utilisé un chauffeur de la mairie à des fins personnelles. Le couple Balkany est aussi visé par une enquête préliminaire à Paris pour "blanchiment de fraude fiscale".

Le retour de Sarkozy ? "Possible mais pas certain", selon Devedjian (UMP)

PARIS,  9 février 2014 (AFP) - L'UMP Patrick Devedjian, député et président du conseil général des Hauts-de-Seine, a jugé dimanche le retour de Nicolas Sarkozy en vue de l'élection présidentielle "possible mais pas certain", prédisant qu'un homme s'imposerait de lui-même au sein de l'UMP à l'approche de 2017.
S'il a déclaré sur Radio J que l'ex-chef de l'Etat est "certainement, dans l'espèce d'apesanteur qui règne sur l'avenir de la droite et de ses leaders celui qui a le plus de crédibilité et qui est le mieux reconnu par les militants", M. Devedjian a considéré son retour "possible mais pas certain".
Comme on lui demandait si l'affaire Karachi pouvait compliquer le retour au premier plan politique de Nicolas Sarkozy, il a constaté que "chaque fois que la justice s'est prononcée pour le moment, elle l'a toujours innocenté".
"Quand on approchera de l'élection présidentielle, un homme s'imposera de lui-même, par les positions qu'il aura prises, l'autorité qu'il se sera donnée, la profondeur de son jugement sur la situation, sa capacité à offrir un espoir aux Français pour l'avenir" et "peut-être" par le biais de primaires internes à l'UMP, selon le président du conseil général des Hauts-de-Seine.
D'ici là, "si Nathalie Kosciusko-Morizet gagne Paris, sa victoire l'auréolera". Quant à un éventuel retour d'Alain Juppé au plan national, promis à une réélection aisée comme maire de Bordeaux en mars, M. Devedjian a déclaré ne pas lire "dans le marc de café".
Sur le fond, a regretté l'élu des Hauts-de-Seine, "il manque à la droite d'être crédible: aujourd'hui, son discours est informe et pas très bien entendu par le coprs électoral (...) elle n'offre pas encore à notre pays un projet alternatif".
Et de tacler, sans le nommer, le président de l'UMP Jean-François Copé: "Quand j'entends dire qu'on va régler tous les problèmes du pays par ordonnances en six mois, c'est une rigolade". "Ceux qui disent qu'ils veulent gouvernener par ordonnances froissent mes sentiments républicains", a-t-il insisté. 

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