Journée internationale de la Femme : l'éducation au coeur des débats

Cette année, comme l'année dernière, les Hauts-de-Seine et les Yvelines célébraient ensemble la Journée internationale des droits des femmes. Le thème retenu était celui du droit à l'éducation pour toutes les femmes.

Près de quatre-vingt-dix femmes de tous horizons étaient invitées à débattre mercredi 8 mars sur l’accès à l’instruction des femmes et à leur insertion dans la vie sociale et professionnelle. Avec Pierre Bédier, nous étions très heureux de cette occasion exceptionnelle de rencontres. J'ai voulu  notamment souligner que « L’accès à l’éducation est un préalable. Il est même inscrit dans la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen. Quand une femme accède à l’éducation, elle accède également à l’autonomie, la culture et a le pouvoir de choisir sa voie ». Dans les Hauts-de-Seine, des problèmes d’illettrisme demeurent avec 4,3% de la population n’ayant pas une maîtrise suffisante de la lecture.

« C’est pour cela que l’un des premiers combats à mener est celui de la maîtrise des savoirs fondamentaux, rappelle Annie Genevard, députée-maire de Morteau et invitée de ce déjeuner-débatLa réussite des enfants est souvent corrélée au niveau d’instruction de la mère. Le combat pour l’éducation des femmes intéresse donc non seulement les femmes elles-mêmes mais également leurs enfants. »

Pour permettre à toutes les femmes d'accéder à l'éducation et notamment les femmes d'origine étrangère, le département des Hauts-de-Seine soutient à hauteur de 570 000 euros l'Institut des Hauts-de-Seine pour la mise en œuvre de quatre Écoles françaises des femmes à Châtenay-Malabry, Fontenay-aux-Roses, Gennevilliers et AntonyUne cinquième école devrait voir le jour dans les prochains mois à Clichy.

Ces quatre Ecoles donnent des cours de français et aident les femmes dans leur projet professionnel. L'inscription est de 15 € pour l'année et gratuite pour les bénéficiaires du RSA.  Depuis leur création en 2008, mille femmes ont participé aux cours et un tiers d’entre elles ont retrouvé un emploi. « Ces écoles sont toutes situées en zones sensibles. Les femmes de ces quartiers ont envie de vivre et de se sentir bien en France », résume Bénédicte de Kerprigent, Directrice de l'Institut des Hauts-de-Seine.

Le conseil départemental apporte aussi son soutien aux femmes grâce aux centres de PMI (protection maternelle et infantile) et en facilitant l'accès à tous les modes de garde de jeunes enfants.

Enfin le Département et la Préfecture des Hauts-de-Seine on mis en place un programme de lutte contre les violences faites aux femmes, avec des associations comme Paroles de Femmes, L'Escale, Flora Tristan...

En savoir plus : Présentation de Bénédicte de Kerprigent, video, exposition de photographies de femmes étudiantes dans les Ecoles françaises des femmes à l'Hôtel du département jusqu'au 8 avril. (Du lundi au vendredi de 9 h à 13 h et de 14 h à 18 h dans le hall).

 

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