La Culture à l’Ile Seguin

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Le Conseil Général a voté vendredi 16 décembre, lors de sa dernière séance de l’année 2011, le projet de « Cité musicale » dans l’Ile Seguin.

En effet, le département est propriétaire d’un petit tiers de l’île, que la Ville de Boulogne-Billancourt lui a concédé pour 1 euro, à condition d’y établir un grand établissement public culturel.

C’est un projet essentiel pour l’avenir de notre département dans lequel il n’y a aucune salle publique importante.

Or, la circulation de notre région de plus en plus encombrée et les transports en commun saturés rendent nos déplacements extrêmement difficiles. Se rendre à Paris, pour faire ses courses, aller au cinéma ou au théâtre, relève le soir du parcours du combattant, ce qui décourage les plus fervents amateurs.{jcomments on}

Nos villes de banlieue, si longtemps méprisées par la capitale, veulent que leur population puisse accéder à une offre culturelle de qualité, et s’équipent donc petit à petit comme les villes de province. La politique de la Ville de Paris qui restreint ses accès et diminuent les possibilités de stationnement les y obligent.

La Cité Musicale de l’Ile Seguin rayonnera au-delà de Boulogne et sera le cœur de cette Vallée de la Culture qui veut marier l’économie et la culture dans notre département. Une culture pour tous, accessible à tous, qui élève nos esprits et nous relie les uns aux autres, doit permettre une vie plus belle à nos concitoyens.

Sans la culture, l’économie est desséchante et sans l’économie, la culture ne peut vivre, j’entends la culture au sens large et j’y inclue le sport et les valeurs qu’il porte.

Ce serait une erreur de croire que, parce que nous sommes en période de récession, nous devrions remettre en cause nos grands investissements. C’est même le contraire. Les grands investissements ont un effet sur l’économie. Le projet de l’Ile Seguin permettra 400 emplois pendant 3 ans et il améliorera l’attractivité de notre territoire, permettant ainsi d’autres emplois.

Ce sont les dépenses de fonctionnement qui doivent être maîtrisées, car elles sont souvent improductives même si nécessaires. Les accroître sans cesse, comme nous l’avons trop longtemps fait, est une facilité perverse : elles finissent par paralyser l’action de l’administration en l’empêchant de conduire les grands projets qui, seuls, peuvent faire évoluer positivement la nature des choses.

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