"La Défense fait les yeux doux aux investisseurs de la City", Le Parisien, 9 juin 2016


La Défense plus attractive que la City de Londres ? Hier, le quartier d’affaires accueillait banquiers, entrepreneurs et jeunes dirigeants de start-up dans les locaux d’Euronext, principal marché boursier de la zone euro, qui s’est installé il y a quelques mois à La Défense. Alors que les Britanniques se préparent à voter, le 23 juin, pour ou contre le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne, acteurs économiques et politiques se sont réunis pour lancer un message et dérouler le tapis rouge à tous les investisseurs.

« Personne n’est favorable ici au Brexit (NDLR : la sortie du Royaume-Uni de l’Europe), mais tout le monde pense qu’il faut s’y préparer, a assuré Patrick Devedjian, président (LR) du conseil départemental des Hauts-de-Seine. Brexit ou non, il nous appartient de travailler à l’avenir. »

Le patron du département a énuméré les atouts de la région : des formations d’excellence — notamment celle des ingénieurs — ; des logements et des bureaux (300 000 m² supplémentaires dans les prochaines années à La Défense), dont le coût est trois fois moins cher qu’à Londres ; des écoles et des crèches… « Londres est une ville pour célibataires, j’en sais quelque chose, mon fils est là-bas… », explique Patrick Devedjian. Il a aussi rappelé que Paris et les Hauts-de-Seine avaient la fiscalité locale la plus faible de France.

La desserte en transports, bientôt complétée par le RER E (Eole) et, à plus long terme, par le Grand Paris Express, fait partie des atouts du quartier d’affaires. « Comme la proximité de Paris, la concentration des entreprises et des universités, observe Robert Vassoyan, président de Cisco France. La Défense a capitalisé sur les infrastructures d’hier et d’aujourd’hui. »

« Mais il est indispensable de réfléchir à d’autres synergies, reprend le grand patron. Avec, par exemple l’installation de data centers, d’incubateurs, la fourniture d’énergie… La compréhension et la volonté politique existent. Et la place aussi, il y a d’immenses volumes souterrains inutilisés. » Le président de Cisco fait en effet allusion aux 45 000 m² de volumes sous dalle inoccupés. L’un d’eux, le projet Oxygen, sera transformé en espaces de restauration et de coworking. Il ouvrira dans un an.

Florence Hubin, Le Parisien, 9 juin 2016.


 
 
 

     

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