Les Hauts-de-Seine exemplaires pour le logement social

 

photo4rJ’ai été heureux de participer à l’inauguration des 6 logements PLAI des Amis de l’Avenir et d’Habitat et Humanisme à Antony le 16 octobre dernier, opération à laquelle notre département a largement contribué et je voudrais rétablir quelques faits sur le logement social dans les Hauts-de-Seine.

Depuis que j'ai eu l'honneur d'être élu Président du Conseil général en 2007, je me suis personnellement et fortement engagé pour une politique du logement active, qui réponde aux attentes de tous nos habitants, et notamment à tous ceux qui sont en recherche d’un logement aidé.

Contrairement aux préjugés volontiers affirmés par la gauche, notre département des Hauts-de-Seine est exemplaire en matière de logement social. Il dépasse toutes les normes exigées par la loi. En effet, les Hauts-de-Seine compte plus de 26 % de logements sociaux, soit un peu plus que le Val-de-Marne dirigé par la gauche depuis sa création, et bien plus que Paris qui n’a atteint que récemment 17 %.

Nous ne nous en contentons pas, car le logement est une des principales préoccupations des habitants de l’Ile de France et nous développons autant que possible la construction de logements toutes catégories : logements sociaux pour tous les publics (PLAI, PLUS, PLS), logements d’insertion et d’hébergement temporaire, logements étudiants, primo-accession à la propriété, accession sociale, rien n’a été laissé de côté.

Depuis 2007, 13 396 logements sociaux ont été financés par le département qui a particulièrement favorisé le « rattrapage » des villes qui n’avaient pas atteint les 20 % exigés par la loi SRU, puisque 6 086 logements sociaux y ont été produits pour un objectif fixé par l’Etat de 4 055 logements, soit un taux de réalisation de 150 %. A la fin 2012 il n’y aura plus que 13 villes sur 36 qui n’ont pas atteint  les 20 %, dont 4 devraient très prochainement les atteindre.{jcomments on}

De plus, le département des Hauts-de-Seine a repris le patrimoine d’ICADE pour le reconventionner en logements sociaux et le réhabiliter. Rappelons qu’ICADE, filiale de la Caisse des Dépôt, avait construit des logements sociaux avec des fonds publics. Cette filiale a été privatisée et a déconventionné ses logements sociaux sans jamais les rénover. L’argent public paie donc deux fois près de 7 000 logements sociaux dans les Hauts-de-Seine !

Pour le logement des personnes en précarité dans le parc social, de 2007 à 2011, le département des Hauts-de-Seine a dépassé les objectifs de production qui étaient fixés par l’Etat : 2 027 logements PLAI ont été agréés (pour un objectif de 1 830 logements), soit un taux de réalisation de 111 %. A ce chiffre s’ajoutent  aussi les 1 053 logements PLAI relevant de l’intégration du patrimoine Icade dans le parc public.

Quant aux structures dédiées aux personnes démunies (logements familiaux, foyers-logements, maisons-relais, centres d’hébergement), le département a produit 1 144 « équivalents-logements » de 2007 à 2011, dépassant là encore l’objectif fixé par l’Etat qui était de 1 025. Les Hauts-de-Seine sont relativement bien équipés en matière d’hébergement puisqu’on y compte 3 693 places d’hébergement alors que l’article 69 de la loi MOLLE lui prescrit une obligation de disposer de 1 524 places.

Pour le logement étudiant, j’ai signé dès 2008 une convention avec l’Etat dans laquelle le département des Hauts-de-Seine s’engageait à produire 3 000 nouveaux logements supplémentaires.

Pour l’accession à la propriété, le prêt logement 92 a permis à plus de 5 000 familles de devenir propriétaires, dans l’accession libre (neuf et ancien) comme dans l’accession sociale.

Notre département se veut accueillant à tous : la mixité sociale y est la règle générale, acceptée par tous les maires et tous les élus de notre majorité. Bien sûr, elle est plus difficile à réaliser dans les villes déjà complètement construites, mais elle progresse.

Je souhaite que les élus  de gauche toujours prompts à donner des leçons fassent autant d’efforts que nous pour créer la mixité : pourquoi, par exemple, Nanterre, qui a 55 % de logements sociaux, refuse-t-elle de faire plus de logements en accession alors qu’il y a une forte demande de cadres travaillant à proximité ? Et cela est vrai pour les autres villes dirigées par la gauche : comme si le seul mobile était d’avoir un électorat qu’on encadre par le logement ? Après, ces villes se plaignent d’avoir une population à faibles revenus et exigent la solidarité des autres. Il faut de la mixité sociale partout !

 

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