Les privatisations ont un effet durable sur l'endettement

Je voudrais remercier très vivement tous ceux qui m’ont adressé leurs commentaires à la suite de mes propositions pour réduire la dette, et répondre ici plus particulièrement à ceux qui craignent que les privatisations ne soient qu’un « fusil à un coup » pour remettre à plus tard la vraie solution, celle de la réduction de la dépense publique.

Tout d’abord, il faut bien évidemment affecter la totalité du produit des privatisations à la seule réduction de la dette, ce qui n’a jamais été le cas dans le passé.

On peut alors réaliser un budget en équilibre dès 2012 en associant les privatisations avec des réductions de dépenses publiques (niches fiscales, 35 heures, etc…,).{jcomments on}

On adresse ainsi au marché un signal fort de notre volonté de maîtriser la dette en stabilisant d’abord, puis en inversant la tendance qui, depuis 30 ans, a constamment conduit à creuser le déficit et donc l’endettement de la France.

La réduction de l’endettement entraîne une diminution immédiate de la charge annuelle des intérêts, ce qui crée un allègement récurrent pour le budget de l’Etat, et cela d’autant plus que les intérêts sont structurellement à la hausse.

Il ne s’agit donc pas d’un acte sans suite, le fameux « one shot » reproché par certains, mais d’un engagement à la fois psychologique et structurel.

 Enfin je redis que, même si la Bourse n’est pas favorable actuellement, inscrire des privatisations au programme budgétaire ne signifie pas qu’on vend immédiatement mais dans le courant de l’année budgétaire à venir en 2012. Le gouvernement peut espérer que sa politique portera des fruits et que la Bourse ne va pas baisser une année durant. Cela ne gêne personne de demander à la Grèce de privatiser aujourd’hui…

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