Les socialistes en ordre de bataille. Et nous ?

La primaire a, entre autres, cet avantage de lancer la campagne du candidat désigné. Nous en avons profité en 2007. François Hollande devient ainsi le chef incontesté de l’opposition et acquiert immédiatement une tribune qui le place presqu'au niveau du chef de l’Etat, même s’il devient en même temps une cible.

Ses propositions deviennent objet de débat, d’approfondissement, et ont le temps d’imprégner l’opinion. Fort heureusement pour nous, il n’y a à ce jour que très peu d’innovations dans le programme de François Hollande, qui ne propose guère que la continuité de l’Etat Providence, à peine ripoliné, et sans souci réel de la dépense publique.

On en trouvera confirmation ci-après dans mon analyse du livre-programme publié par les Gracques (qui sont les hauts fonctionnaires proches de François Hollande), qui, comme ils le disent, « s’apprêtent à gouverner » et sont pourtant très loin d’apporter une réponse à la situation de crise exceptionnelle que nous connaissons.

Car l’opinion attend des réponses fortes, face à une angoisse qui monte, tandis que l’Europe temporise. C’est l’occasion pour nous de faire la différence de manière spectaculaire.

Pour ma part, je préconise de diviser par deux le déficit budgétaire prévu pour l’année 2012. Je crois qu’il est possible de le réduire de 50 milliards d’euros en le finançant par 35 milliards de privatisations sur toute l’année 2012, et par la suppression de 15 milliards de niches fiscales improductives telles que définies par l’Inspection générale des finances.

Mais bien d’autres propositions de réduction de dépenses publiques pourraient être faites afin que notre pays retrouve sa capacité d’investissements et d’innovations indispensable au retour de la croissance et de la création d’emplois. L’endettement croissant dû à la dépense publique, qui atteint 56 % du PIB, paralyse progressivement le pays.{jcomments on}

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