Logement social : pour une véritable mixité

La commission permanente du Conseil général (1) a attribué ce lundi 663.225 euros pour l’acquisition, la  construction ou la réhabilitation  de 343 logements sociaux. Depuis le début de l’année, près de 74 millions d’euros ont ainsi été votés en faveur du logement social dans les Hauts-de-Seine, contribuant ainsi à la programmation de 6 538 logements sociaux !
C’est un effort considérable qui traduit, mieux que tout discours, ma volonté de répondre à cette question, dont je sais qu’elle est, avec les transports, l’un des sujets de préoccupation de nos concitoyens.

Il faut savoir que le parc social représente 26% du nombre total de logements des Hauts-de-Seine. A titre de comparaison, Paris en compte 15,6% et le Val-de-Marne 27,5% (2).

Si ce chiffre global est donc au-delà du seuil fixé par la loi (20%), il faut également savoir qu’il traduit de réelles disparités entre les communes de notre département. La majorité d’entre elles (22 sur 36) est au-delà de ce seuil – parfois très largement comme Gennevilliers ou Nanterre par exemple qui atteignent respectivement 68% et 56% de logements sociaux -, les autres sont en dessous.

D’où la nécessité de mettre en place une réelle politique de mixité sociale. Mais une politique dans les deux sens : oui, il faut « produire » du logement social dans les communes qui en manquent ; pour autant, il ne faut pas tomber dans le piège des ghettos et ajouter du logement social à outrance dans les villes qui en sont déjà largement pourvues. On sait où ce genre d’excès mène on ne connaît que trop l’insécurité, le mal de vivre et même la désespérance qui en résultent.

Il y a donc une politique de rééquilibrage à mener qui passe par une meilleure répartition des crédits départementaux. C’est ce que nous essayons de faire. A Neuilly, Boulogne, Bois-Colombes, Saint-Cloud, Marnes-la-Coquette, Levallois, Rueil, pour ne prendre que ces quelques villes, de très nombreux projets ont été menés ces dernières années et sont en cours qui traduisent cette volonté départementale.

Pour ma part, j’y apporte une attention particulière : au regard des erreurs commises autrefois, nous devons inventer la ville de demain. Le Conseil général y contribue.


(1) La commission permanente réunit chaque mois l’ensemble des Conseillers généraux pour examiner les dossiers « courants » et attribuer les subventions. Ce lundi, 76 dossiers ont ainsi été étudiés : outre les logements sociaux, nous avons voté un budget de 280.000 euros pour attribuer à chaque collégien un deuxième jeu de manuels scolaires, 172.000 euros pour aider 11 PME des Hauts-de-Seine à l’exportation, 395.000 euros pour aider 187 propriétaires ou locataires à aménager leur logement (handicap, grand âge, économies d’énergie)…etc. Vous pouvez consulter l’ensemble des délibérations votées par les élus, en commission permanente ou en séance publique, sur le site www.hauts-de-seine.net, rubrique « les délibérations du Conseil général » (colonne de gauche de la page d’accueil).

(2) Toujours à titre de comparaison, Paris – dont le maire aime tant donner des leçons à la terre entière - devrait construire 120.000 logements sociaux pour atteindre le taux de logement social actuel des Hauts-de-Seine… Et l’effort financier des Hauts-de-Seine en faveur du logement représente 50 euros par an et par habitant contre 32 euros/an/habitant dans le Val de Marne.

 

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