Métropole du Grand Paris : une ligne de fermeté, pas de rupture

 Ce vendredi 20 juin, s'est tenue une réunion des représentants des collectivités locales UMP adhérentes à Paris Métropole, pour en désigner le futur président au 1er janvier 2015 : c'est "le tour" de l'UMP, après avoir été celui du PS, de l'UDI....

Cette réunion était prévue de longue date. Deux faits nouveaux lui ont donné un nouvel éclairage.

D'abord les élections municipales de mars permettent désormais à la droite et au centre d'être majoritaires à Paris Métropole.

Ensuite, la loi qui institue la Métropole du Grand Paris (article 12 de la loi "MAPAM") prévoit que la "mission de préfiguration" de la MGP est conduite à égalité par l'Etat et par Paris Métropole. Or, lors de la dernière réunion de Paris Métropole, le 17 juin dernier, la majorité a demandé, par 57 voix contre 50, à reporter l'entrée de Paris Métropole, dans la mission de préfiguration, tant que l'autonomie juridique et financière des futurs "territoires" (échelons intermédiaires entre les communes et la MGP) n'était pas garantie par le gouvernement. Ce statut est en effet la condition d'une vraie démocratie locale de proximité. Ce jour-là, Patrick Ollier qui souhaitait la participation à la mission de préfiguration, sans conditions, s'est trouvé largement minoritaire au sein de sa famille politique.

La présidence de Paris Métropole est donc devenue aujourd'hui un enjeu stratégique pour s'assurer que le gouvernement accepter de discuter ce statut des territoires : Paris Métropole doit faire valoir les intérêts des collectivités et s'appuyer sur la réalité des territoires, qui devront gérer les compétences de leur niveau en toute responsabilité.

Patrick Ollier et moi-même étions candidats à cette présidence. 

Le vote de ce jour a été sans ambiguïté : sur 50 présents et représentés, 43 se sont exprimés, 7 n'ont pas pris part au vote, 1 nul, 3 blancs, 3 en faveur de Patrick Ollier, 36 en faveur de Patrick Devedjian.

C'est une ligne politique de fermeté qui a été choisie par les élus UMP en me confiant cette présidence, ligne que je conduirai avec tous, pour le bien de nos concitoyens qui méritent le meilleur service public. Ma candidature n’est pas motivée par une ambition personnelle ou par un calcul de pouvoir, car, pour ma part, je ne veux ni ne peux être président de la Métropole du Grand Paris. Je défends une ligne de fermeté, pas une ligne de rupture.

Lire le compte-rendu détaillé de la réunion du 20 juin 

Voir le communiqué de presse

 

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