Nicolas Sarkozy : le meilleur pour répondre à la crise

(Déclaration au Conseil général, soirée du 22 avril 2012)

"Dans les Hauts-de-Seine, il y a une poussée de la gauche, personne ne peut dire le contraire. Cela dit, c’est plus compliqué malgré tout, que les esprits simples pourraient le dire.

J’observe avec beaucoup de satisfaction, puisque c’est le phénomène important au plan national, que dans notre département le Front national est largement contenu. Il est vrai qu’on a toujours su ici s’opposer fortement au mouvement. D’abord parce que notre département, par son identité, est complexe, formé de gens venus des quatre horizons de la planète. Par conséquent nous refusons la stigmatisation de l’autre. Il n’y a aucune ville où le FN progresse fortement, partout il reste en deçà de cette limite de 10 %. De mon point de vue, l’extrême-droite est forte quand la droite est faible, quand sur le plan intellectuel la droite n’a rien à dire, n’a pas sa propre pensée, sa propre vision du monde, elle laisse alors au nationalisme exacerbé le champ de l’expression. Ici, nous sommes présents sur les réponses. Nous disons que la diversité existe d’une manière très naturelle et nos élus en portent la trace dans leurs noms. Chez nous le Front national ne marche pas, car on sait que la France c’est autre chose.

Je constate aussi que François Bayrou baisse considérablement dans le département par rapport à 2012, comme dans le reste du pays. Cela signifie que, quelles que soient les tergiversations et les tentations des uns et des autres, l’union entre l’UMP et le Nouveau Centre a du sens, même si  dans l’UMP la diversité doit davantage pouvoir s’exprimer. L’UMP est un rassemblement, ce n’est pas le RPR rénové. Et il est bien vrai que les centristes nous ont apporté beaucoup de choses, tant sur le plan intellectuel que sur le plan militant : ces élections le démontrent.

Pour la France, j’observe une fois de plus que le résultat ne reflète pas ce que disaient les sondages. Le second tour sera sans doute difficile. Il dépend fondamentalement des reports de voix. Mais la victoire est possible si on parle enfin dans ce pays des véritables enjeux : la question n°1 pour les Français, c’est la crise. {jcomments on}

Le premier tour n’a pas été à la hauteur des interrogations des Français. Il appartient à notre candidat, Nicolas Sarkozy, qui en a les capacités, l’expérience, tout le talent et l’inventivité comme il l’a démontré dans le passé sur des périodes très tendues, et par une audience internationale incontestable, d’offrir des réponses, des solutions, des espérances qui ne sont pas aujourd’hui le fait de la gauche.

Les Français sont un peuple raisonnable qui vote toujours avec beaucoup d’intelligence, même s’ils s’expriment parfois de manière virulente, et c’est ainsi que je considère le vote au 1er tour pour les extrêmes, des votes de protestation et non pas de solutions, pour simplement dire son insatisfaction.

Et à cette insatisfaction il faut répondre non pas en courant derrière les extrêmes mais en exprimant de véritables voies vers des solutions, même si elles demandent du courage et doivent parfois emprunter un chemin difficile. Le problème prioritaire, je le redis, c’est la crise. Les Français le savent, le comprennent, mais ils n’ont pas reçu à ce jour suffisamment de réponses dans ce domaine.

Je pense que notre candidat, Nicolas Sarkozy, est le mieux placé pour apporter ces réponses. Et c’est ce que nous attendons de ce second tour : la clarification pour résoudre les problèmes de la France dans une crise mondiale, à laquelle il faut répondre autrement que par un nationalisme exacerbé ou par un révolutionnarisme totalement archaïque, à la façon de Marine Le Pen ou de Jean-Luc Mélanchon. Ce second tour s’adresse à un peuple rationnel et intelligent et lui permettra d’offrir de vraies solutions. »

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