Où allons-nous ?

Notre pays semble se jouer une sorte de psychodrame et le monde ne l'attend pas.

L'espérance de vie augmente, et le nombre de retraités suit naturellement. Nous avons un système de retraite par répartition, c'est-à-dire que les actifs paient pour les retraités. Si le nombre de retraités s'accroît alors que le nombre des actifs n'augmente pas aussi vite, la charge est plus lourde, elle peut même devenir insupportable. Il est donc normal de reculer l'âge de la retraite pour garder un équilibre. Tous les pays européens l'ont fait.

Nous bénéficions d'une protection sociale exceptionnelle dans le monde et dans l'histoire : santé, famille, vieillesse, chômage, accidents de la vie... Et nous voulons la garder, elle fait partie de notre qualité de la vie. Mais nous ne cessons de nous plaindre et nous la mettons en péril pour nos enfants et nos petits-enfants parce que nous ne voulons rien changer.

Autour de nous, le monde n'attend pas. La Chine, l'Inde, le Brésil et bien d'autres mettent les bouchées doubles pour rattraper notre niveau de vie. Ils ont le désir, l'énergie, l'intelligence, ils apprennent vite et bien. Ils ne nous feront pas de cadeau : nous pouvons échanger avec eux, et profiter de ces échanges mais cela exige que nous y mettions le meilleur de nous-mêmes, que nous sortions de notre confort et de nos "acquis" pour découvrir, inventer, réaliser.

Nous en avons les moyens : nous sommes parmi les meilleurs dans bien des domaines, les travaux publics comme l'industrie pharmaceutique, l'automobile et le nucléaire, le traitement de l'eau et la recherche agronomique, il n'y a pas que le luxe !

Mais las ! nous sommes dans la rue en croyant qu'il suffit de crier pour qu'il fasse beau, nous bloquons les transports, arrêtons les raffineries, dévitalisons les ports...

Où allons-nous ? Le réveil va être dur.

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