Pourquoi je suis républicain

L’extrême droite n’est forte que quand la droite est faible.

La droite est faible quand elle ne s’oppose à la gauche que dans l’expression du moins ou du plus par rapport à elle. Elle n’est forte que dans la différence. Les convergences entre droite et gauche, même si elles sont naturelles et inévitables, suggèrent que la droite n’a pas sa propre pensée ou qu’elle n’ose l’affirmer.

Pourtant les fondamentaux de la droite sont là, mais encore faut-il les assumer.

Je pense à la priorité donnée à la liberté individuelle dans sa dialectique avec l’égalité, au contraire de la bureaucratie tatillonne et coûteuse qui étouffe la société et qui me parait l’expression même du socialisme.

Je pense à la responsabilité préférée à la protection.

Je pense à la société ouverte (Karl Popper) par opposition au protectionnisme et bien sûr au débat fondamental sur la mondialisation.

Je pense à la compétitivité, seule boussole de la politique économique, dont la formation professionnelle doit être un vecteur fort : les régions, toutes socialistes, en ont la charge et c’est un échec absolu.

Je pense à la décentralisation, seule voie d’apprentissage individuel de la démocratie.

Et enfin, je pense que la droite doit rassembler notre peuple en vue d’un effort commun pour l’amélioration de tous, et non pas opposer les gens les uns aux autres comme le fait l’extrême droite à partir des origines ou comme le fait la gauche à partir des situations sociales.

Ni racisme, ni lutte des classes mais un seul peuple.

L’Ancien Régime professait que la sagesse seule est dans l’Etat, que les sujets sont des êtres infirmes et faibles qu’il faut toujours tenir par la main, de peur qu’ils ne tombent ou se blessent ; qu’il est bon de gêner, de contrarier, de comprimer sans cesse les libertés individuelles ; qu’il est nécessaire de réglementer l’industrie, d’assurer la bonté des produits, d’empêcher la libre concurrence. L’Ancien Régime pensait sur ce point, précisément comme les socialistes d’aujourd’hui. Et qu’est-ce qui a pensé autrement, je vous prie ?  La Révolution françaiseAlexis de Tocqueville, Ecrits et Discours politiques, vol.3, 12 septembre 1848, p.172.{jcomments on}

 

 

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