Une coopération efficace avec le Cambodge

Passionnant voyage au Cambodge !

Nous sommes partis pour évaluer les actions de développement agricole qui ont été mises en œuvre depuis février 2010 dans la province de Siem Reap grâce au soutien du Conseil général des Hauts-de-Seine. A ce jour, 1,6 millions d’euros ont été consacrés à ces actions (environ 500 000 euros par an en moyenne).

Le Cambodge reste un des pays les plus pauvres du monde : le revenu quotidien par habitant est inférieur à 2 dollars, la malnutrition chronique atteint 40 % chez les enfants de moins de 5 ans. C’est principalement en milieu rural que sévit la faim.

Notre objectif est de développer la petite agriculture familiale.{jcomments on}

Car la productivité est très faible, il y a peu de diversification, le pays est dépendant des importations en provenance du Vietnam et de la Thaïlande, ce qui met en danger la sécurité alimentaire des familles. Depuis 2009, les rapports et les études estiment dans un consensus général que l’unique solution durable pour réduire la pauvreté et renforcer la sécurité alimentaire au Cambodge est d’accroître la productivité et la diversification agricole.

La province de Siem Reap, au nord-ouest du pays, est une des plus pauvres du pays et concentre ces difficultés tout en présentant des perspectives de développement importantes du fait de la présence des temples d’Angkor qui attirent près de 2 millions de visiteurs par an. Il s’agit de lui permettre de tirer parti des bénéfices de la présence du tourisme.

Deux programmes ont permis de renforcer les capacités des petits agriculteurs, confiés pour l’essentiel à deux ONG (le GRET et Agrisud) dont les actions sont aujourd’hui coordonnées par le Département vers un même objectif de développement du marché local. La pratique de l’agro-écologie a été privilégiée en raison de la petite taille des parcelles, de leur situation généralement peu accessible à la mécanisation et de la volonté de préservation des sols. Ces actions concernent aujourd’hui près de 4 000 familles (environ 15 000 personnes) d’agriculteurs. Les paysans encadrés par notre coopération ont accru leurs revenus de 30 à 50 % (ce qui n’en fait pas pour autant des gens riches…)

Le soutien départemental a permis de :

-     Améliorer la rentabilité, la qualité et la diversification de la production agricole et du petit élevage (volailles et cochons), par des formations et la mise en place de « fermes modèles » ;

-     Renforcer les pratiques agro-écologiques des petits agriculteurs ;

-     Créer des groupes d’épargne ;

-      Lutter contre la malnutrition en soutenant la construction d’une ferme de « spiruline » (algue fortement vitaminée) et la distribution de sa production auprès des plus pauvres.

En 2013, l’un des enjeux est de renforcer l’adéquation entre l’offre des producteurs et la demande locale en produits agricoles dans le cadre des filières existantes. La vente aux hôtels de la ville représente un débouché important dans une optique qualitative (apprentissage de contraintes liées à la qualité et à la régularité) plus que quantitative.

Je suis vraiment très heureux du travail entrepris, de sa professionnalisation, de sa transparence, et des résultats déjà obtenus. C’était un vrai bonheur de voir la gaité des enfants ! Un grand merci à tous les acteurs de terrain et aux services du Conseil général qui se sont impliqués avec tant de passion et d’intelligence dans ce beau projet !

Commentaires

j'ai visité le Cambodge deux fois, le Laos trois fois et le Vietnam un fois. Ormis le Sud Vietnam, partout ailleurs j'ai constaté l'absence de variétés de légumes sur les marchés. Votre action est bien ciblée elle doit d'abord profiter aux enfants...y a du travail. Bon courage.

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