Une rentrée de courage

La tragédie des réfugiés du Proche-Orient nous engage à relativiser nos propres soucis et à montrer au moins autant de courage qu’eux pour faire face à nos difficultés, bien moins cruelles.  Si l’on regarde l’histoire et la géographie, la France et les Français d’aujourd’hui bénéficient d’une situation exceptionnelle : on y est libre, le cadre de vie est exceptionnel, tous peuvent profiter de la santé, de l’éducation, de la solidarité. Et pourtant nous sommes un des peuples les plus pessimistes au monde… Réveillons-nous !

L’arrivée de réfugiés fuyant la guerre, la torture, la mort, la barbarie, doit réveiller nos valeurs mais aussi notre lucidité : nous pouvons accueillir des personnes, souvent des élites, qui ne demandent qu’à travailler et donner leur savoir-faire à la France. Chaque année plus de 100 000 étrangers entrent en France : les 24 000 réfugiés annoncés s’y joindront sans nous mettre en péril. Pourquoi ne pas permettre aux réfugiés de travailler rapidement dans le pays qui les accueille, comme c’est le cas en Grande-Bretagne ? Même en Allemagne, les réfugiés peuvent travailler au bout de 3 mois, alors qu’en France ils doivent attendre au moins 9 mois pour demander une autorisation provisoire de travail. Le travail est pourtant un puissant facteur d’intégration ! Les Hauts-de-Seine, où nombre d’immigrés ont trouvé leur place et se sont parfaitement intégrés (même s’ils n’oublient pas d’où ils viennent, comme c’est mon cas), les Hauts-de-Seine prennent et prendront toute leur part à cet accueil. C’est servir la grandeur de notre pays et accroître son dynamisme

Nous pouvons et nous devons nous adapter à la mondialisation, cultiver nos nombreux atouts, notre capacité de recherche et de dynamisme, aller de l'avant et accepter de briser des carcans administratifs qui ne protègent plus grand-monde,  en tout cas pas les plus faibles. La droite et le centre doivent exprimer leur volonté de changement au profit de tous et cesser d’apparaître comme les défenseurs des privilégiés. Aujourd’hui le conservatisme est à gauche : à nous de montrer notre capacité à prévoir l’avenir. Si nous sommes encore gaullistes, remémorons-nous la prescience et la « vista » du général de Gaulle en juin 1940, à l’encontre de tous les « réalistes » pessimistes. Ce sera l'occasion dans les « primaires » de l'an prochain de choisir notre candidat sur ces exigences, sur ce dynamisme, sur sa capacité à refuser le fatalisme et la démagogie.

La rentrée nous engage aussi dans la bataille des régionales en Ile-de-France : bien entendu je voterai avec détermination pour Valérie Pécresse. C’est l’avenir de nos transports, de nos lycées, de la formation professionnelle, et de notre développement économique qui dépend du résultat des élections des 6 et 13 décembre. 

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